FEVRIER 2016

De la classe à la rue, l’Ecole-Terrain…

e premier semestre d’enseignements prévus au programme
du master ECOM-ALGER de la faculté de Médecine de
l’Université de Kinshasa se clôture chaque année par un
module intégrateur conçu dans le but d’amener l’apprenant à
expérimenter la cohérence et la complémentarité entre les différents
concepts et outils méthodologiques appris lors des cours théoriques,
pour poser un diagnostic global sur un phénomène morbide, sur
l’état de santé d’une communauté et d’un écosystème et sur la
qualité de la réponse dans la mise en oeuvre d’un programme de lutte
contre une maladie ou sur l’analyse d’une situation à risque.
En pratique il s’agit de sortir l’apprenant de son mode de vie et de
réflexion habituels, et de le placer dans un environnement quelque
peu reculé, en pleine nature, généralement dans un village le plus
coupé possible de l’influence urbaine, où il sera appelé à observer,
analyser, disséquer le milieu dans le but de comprendre et de
critiquer les problèmes sanitaires qu’il y aura débusqués, pour
ensuite en proposer des pistes de solution concrètes.
Pour cette année 2015-2016, ce module, appelé « Ecole-Terrain»,
s’est tenu du 14 au 21 Février 2016. Le site choisi se concentrait
autours du village de Mbankana, dans la zone de santé Maluku II,
commune de Maluku, à l’Est de Kinshasa, à 150 Km du centre-ville.
Partis de la faculté de Médecine le Dimanche 14/02/2016 à 10
heures sous une pluie battante, les apprenants du master et les
superviseurs du module sont arrivés au Bureau Central de la Zone de
Santé (BCZS) de Maluku II vers 14h30’, et de là ils ont ralliés à
pied à travers 24 Km de nature sauvage, le site CADIM où ils seraient logés. La logistique était assurée par l’équipe administrative de l’URF-ECMI, unité abritant le master.
A CADIM, une fois installés et restaurés, tous les acteurs se sont
réunis dans la salle de conférence pour une mise au point sur les objectifs
premiers du module école-terrain.