Dossiers de recherche

Dossiers de recherche

Dossiers de recherche

•Etude des facteurs de récurrence et de persistance des épidémies de cholera dans la zone de sante de Fizi, 2013-2014.(Collaboration entre l’URF-ECMI et l’ONG Solidarités Internationales, Financement ECHO) Synt hese rapport e tude chol era fizi urf ecmi 2014Synthese du rapport (266.37 Ko)

Stratégies

Stratégies

Le projet comprend 4 axes stratégiques suivants :
•L’évaluation et le suivi des programmes de lutte contre les maladies ;
•L’enseignement sur l’écoépidémiologie des maladies infectieuses ;
•La recherche sur l’écoépidémiologie des maladies infectieuses ;
•Les recherches sur la vaccinologie et les problématiques de résistance aux antimicrobiens.

  1. L’évaluation et le suivi des programmes de lutte contre les maladies

Elle vise à :
•Problématiser la situation actuelle de l’évolution des maladies infectieuses constituant des problèmes de santé publique et pour lesquels il existe ou non des programmes de lutte ;
•Identifier les faiblesses et les obstacles auxquels se trouvent confrontés les programmes de lutte contre les maladies infectieuses ;
•Formuler des hypothèses sur les causes possibles d’enlisement des programmes de lutte contre les maladies, hypothèses qui constitueront ensuite des bases de programmes de recherche.
•Mettre en place des bases de données des maladies et autres phénomènes morbides faisant (ou devant faire) l’objet d’un projet de recherche et de formation

  1. L’enseignement sur l’écoépidémiologie des maladies infectieuses

Il sera décliné en plusieurs phases et sur différentes formules :

Etape 1 : Introduction des concepts d’éco-épidémiologie dans l’enseignement des maladies infectieuses destinées aux étudiants en médecine de la faculté de médecine de Kinshasa.

Etape 2 : Création d’un Diplôme Universitaire (DU) d’« Eco-Epidémiologie Appliquée et Analyse des Données Ecologiques » orienté sur la conduite d’investigation et mise en place de systèmes d’épidémiosurveillance, la gestion des bases de données et les analyses « primaires » concernant les maladies infectieuses et les phénomènes épidémiques. Les outils électifs seront puisés dans l’univers de l’opensource (R, QGIS, GRASS, etc.).
Ce DU préfigurera une partie des contenus du M1 (niveau Il visé par le DU) à Kinshasa, et permettra également la formation de cadres de santé au post L3. A terme, il sera envisagé la création d’un Master sur l’écologie des maladies infectieuses à Kinshasa (en cotutelle avec l’Université de Franche-Comté- Besançon).

Etape 3 : Formation des M2 et des thèses de doctorat dans les écoles doctorales de l’Université de Franche-Comté et d’autres universités où des contacts sont déjà pris ou pourront être pris dans le futur préparant la mise en place de formations entières en RDC.

Etape 4: Formation des M2 et des thèses de doctorat à l’Université de Kinshasa. Le projet « Enseignement global » sera développé dans un document annexe.

  1. La recherche sur l’éco-épidémiologie des maladies infectieuses

Ces recherches viseront essentiellement à répondre aux questions identifiées suite aux évaluations des programmes de lutte et à la problématisation de la situation des maladies émergentes ou réémergences.

Pour cela, il faut :
•Récupérer, reconstituer et organiser les bases des données cliniques, biologiques et environnementales des maladies à étudier ;
•Signer des accords de partenariats de recherche sur programmes ;
•Récupérer, archiver et conserver les souches des différents pathogènes à étudier ;
•Mettre en place/ renforcer des programmes de surveillance des maladies afin d’améliorer qualitativement et quantitativement les données à étudier ;
•Renforcer la surveillance biologique des maladies à étudier pour augmenter le nombre d’échantillons disponibles ;
•Créer un centre de ressources de données satellitaires, statistiques, administratives, cartographiques, etc. adapté aux besoins des programmes ;
•Conduire des projets de recherche sur la base d’hypothèses émanant de l’évaluation des problématiques de terrain ou pour répondre à une urgence de santé publique.

4- Les recherches sur la vaccinologie et la résistance aux antibiotiques

Les recherches portent sur :
•La surveillance des maladies à prévention vaccinale ;
•L’évaluation de l’efficacité vaccinale sur le terrain ;
•L’évaluation des programmes de vaccination ;
•La vaccinovigilance et pharmacovigilance ;
•La surveillance et étude des facteurs socio-anthropologiques des résistances à la vaccination ;
•Le suivi de la résistance aux antibiotiques.

Partenaires scientifiques

Partenaires scientifiques

Institutions partenaires du projet en RDC
•Cliniques Universitaires, Kinshasa
•Ecole de Santé Publique, Faculté de Médecine, Université de Kinshasa
•Institut National de Recherche Bio-médicale, Ministère de la Santé Publique
•Ecole de Santé Publique, Université de Lubumbashi (Katanga),
•Université de Kisangani
•Centre Hospitalier de Bonkeko
•Centre Hospitalier de Monkole et le CEFA
•Mettelsat, Institut Géographique du Congo, Institut de Recherche en Science de la Santé

Institutions internationales partenaires de l’URF

France:

Laboratoire Chrono-Environnnement, UMR 6249, CNRS, Besançon, France

USA:

Harvard School of Public Health, Boston

Suisse:

Ecole Fédérale Polytechnique de Lausanne

Autres institutions partenaires du projet au niveau international

Fondation Mérieux, Lyon, France
Fondation Veolia Environnement, Paris, France (sous réserve d’acceptation de la FV)
ONG ALIMA (Alliance for International Medical Actions)
Agence de Médecine Préventive (amp) (Paris, France)
ONG Solidarités Internationales (Paris, France)

Activités

Activités

L’Unité de Recherche et de formation sur l’écologie et le contrôle des maladies infectieuses (URF-ECMI) est basée au Département de Microbiologie, Faculté de Médecine, Université de Kinshasa en République Démocratique du Congo. Il collabore très étroitement avec l’Ecole de Santé Publique (Faculté de Médecine, Université de Kinshasa), la Direction de Lutte contre la Maladie et l’Institut National de Recherche Biomédicale, Ministère de la Santé Publique.

L’Unité de Recherche et de Formation sur l’Ecologie et le Contrôle des Maladies Infectieuses est conçue comme une structure de recherche visant à compléter le travail des structures classiques comme la Direction de Lutte contre la Maladie ou l’Institut National de Recherche Biomédicale (pour le Ministère de la Santé) et les services cliniques des Cliniques Universitaires de Kinshasa.

A la différence et en complément à ce que fait l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Kinshasa, l’URF-ECMI concentrera ses activités sur les maladies infectieuses en général et principalement sur l’explication des tendances actuelles, sur les réponses aux questions encore non élucidés (cas des décès causées par des anémies fébriles d’allure épidémiques, jusqu’à présent étiquetées comme « épidémies de paludisme,…).

Pour cela, l’URF avec ses connections internationales et ses vocations recherche et formation devrait se situer à l’interface entre le terrain et la recherche et aussi être un trait d’union permanent entre le réseau national et international dans l’objectif de la surveillance des nouveaux phénomènes émergents.

CONTEXTE

CONTEXTE

L’Afrique est confrontée à plusieurs maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes pour lesquelles les infrastructures et les ressources humaines ne sont pas encore assez organisées pour faire face. Malgré des investissements de plus en plus importants, les résultats obtenus dans la lutte contre les maladies infectieuses restent mitigés.

Toutefois, d’après l’UNICEF, les efforts consentis dans la lutte contre les maladies ont permis de réduire de moitié, la mortalité des enfants de moins de cinq ans entre 1960 et 20021, de plus en plus de personnes vivant avec le VIH ont accès au traitement antirétroviraux,…), des résultats encourageants sont obtenus dans le programme d’éradication de la poliomyélite. Mais malgré ces éléments de satisfactions selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la situation de la lutte contre les maladies infectieuses dans les pays du Sud reste encore préoccupante. En dépit des financements importants alloués à la lutte contre les maladies infectieuses, les résultats ne sont pas toujours ceux escomptés comme le témoigne la recrudescence des épidémies de rougeole, le nombre croissant de décès du au paludisme et de cas de tuberculose multi résistants etc. Cela traduit bien l’impasse actuelle des programmes tels qu’ils sont conduits.

Durant des années, il y a eu très peu de renforcement des capacités des institutions et des acteurs. L’approche fortement « médico-centrée » de la recherche et de la formation sur les maladies infectieuses en Afrique est en train de montrer ses limites. De plus, certains projets et approches opérationnels sont souvent basées sur des exigences et recommandations internationales qui ne font pas forcement référence aux priorités nationales.

Pour mieux comprendre les mécanismes d’émergence et de réémergences des maladies infectieuses humaines, leurs dynamiques spatiales et temporelles ainsi que leurs distributions au niveau des populations, les approches classiques d’épidémiologie jusqu’à présent utilisées (principalement en Afrique) sont très limitées. D’où la nécessité de recourir à des approches écologiques, plus globalisantes et plus efficaces pour la compréhension de ces phénomènes morbides (Patz et al. 2004,).

La difficulté de transfert des résultats de recherches scientifiques aux acteurs de terrain constitue un des obstacles majeurs à la diffusion de ce type d’approche. Cette situation s’explique entre autre part la difficulté d’aligner les recommandations issues des recherches parmi les priorités et leur financement par les pays et par la communauté internationale. Il en résulte une impression de cloisonnement entre un monde de la recherche enfermé dans de savantes connaissances sans impact social et un monde de l’opérationnel continuant à penser que la victoire sur les maladies infectieuses ne se fera qu’à coup des projets très coûteux type grandes campagnes de vaccination, sans jamais se remettre en question ou s’interroger sur les causes des échecs opérationnels. En même temps, les quelques recommandations en santé publique issus des travaux de recherche sont confrontées à la difficulté de leur alignement dans les agendas des priorités à budgétiser par les pays et par la communauté internationale.

Au vu du constat sur les risques accrus de réémergence des maladies infectieuses en Afrique en général et en RDC en particulier, vu le nombre de plus en plus croissant des phénomènes morbides souvent mortels non identifiés, s’inspirant de l’expérience du projet d’étude sur le choléra en RDC2, il a semblé opportun d’initier, la création en RDC, d’une Unité de Recherche et de Formation sur l’Ecologie et le Contrôle des Maladies Infectieuses. Cette unité se veut une structure de formation par la recherche pour aborder des maladies infectieuses dans une approche pluridisciplinaire afin d’ajuster les approches opérationnelles et décloisonner la recherche par la formation sur les problématiques réelles et actuelles qui prévalent sur terrain