2014-2015

Résumés des mémoires des apprenants du Master ECoM

1. Déterminants de la distribution spatiale des épidémies des maladies
à virus Ebola de 1976 à 2014 en République Démocratique du Congo
Mutombo A., Piarroux R.,Handschumacher
et
RESUME.
Introduction: Maladie à Virus Ebola (MVE) est une zoonose virale touchant essentiellement
l’homme et les primates non humains. Bien que la RDC ait rapporté sept épidémies sur les 23 notifiées
en Afrique, les facteurs liés à sa transmission et à sa distribution spatiale
encore mal connus.
Matériels et Méthodes: Cette étude analyse les données individuelles de patients de quatre dernières
épidémies de MVE subvenues en RDC de 2007 à 2014. La spatialisation des cas a été faite à l’aide du
QGIS 2.2.0®. La représentation des chaines de transmission épidémique a été effectuée avec le logiciel
GEPHI 0.8.2 beta. Une modélisation des cas a été réalisée avec R
Résultats : Deux AS étaient les plus touchées pendant Mweka 2007 et 2008 contre cinq AS lors
d’Isiro 2012 et trois AS pendant Boende 2014
le cas indexe tandis que pour Boende 2014 par plusieurs patients.
forestière, possédant une grande densité et avec une bo
Conclusion et perspectives : Les études socio
les facteurs d’exposition et de protection de MVE.
Mots clés : Maladie à Virus Ebola, éco

2. Dynamique spatio-temporelle des épidémies de choléra à l’échelle
des aires de santé de la ville de Goma de 2008 à 2014
Dala C.A., Songya J.L., Mutombo G., Batumbo D., Mandja B.A., et
Bompangue D.
RESUME
Goma, chef-lieu de la province du Nord
Les cas de choléra rapportés au Nord
par aire de santé (AS) sur la période 2008
déterminants de possibles hétérogénéités spatiales. Au total, 61.002 cas et 650 décès ont été notifiés
au Nord-Kivu (2005-2014) et 14.275 cas et 49 décès dans la ville de Goma (2008
de la province du Nord-Kivu, autour du cluster le plus à risque de Goma, s
zone (Kirotse, Masisi, Mweso, Rutshuru) à risque décroissant à mesure qu’on s’éloigne de Goma. Les
AS les plus touchées à Goma (Buhimba, Heal Africa, Kiziba) se caractérisent par la concentration des
principaux facteurs de risque (présence de camps des déplacés, la présence de centre de prise en
charge, contigües au lac). La persistance et la régularité des mouvements de population semblent
déterminer un phénomène de «vases communicants
phénomène jouant un rôle majeur dans la persistance des cas de choléra à Goma.
Mots clés : choléra, Goma, dynamique, aire de santé, zone de santé, persistance.
ECoM-ALGER, promotion 2014
Congo.
P., Bompangue D., Kebela B.,
Muyembe J.J.
et temporelle demeurent
: ®.
’Isiro 2014. Pour Mweka 2008, le rôle de « super
Les AS Ebola sont situées en région
bonne accessibilité.
socio-anthropologiques seront nécessaires pour comprendre
éco-épidémiologie, répartition spatiale.
Nord-Kivu, est l’un des sept sites sanctuaires du choléra en RDC.
Nord-Kivu par zone de santé (ZS) sur la période 2005
2008-2014 ont été analysés pour rechercher les facteurs
ibles se dégage une couronne de
» entre Goma et les « zones de la couronne
2014-2015
e J..
super-spreader » joué par
2005-2014 et à Goma
2008-2014). A l’échelle
e »,

3. Dynamique spatio-temporelle de la rougeole dans la province du
Kasaï occidental en République Démocratique du Congo de 2000 à
2014.
Mukenge J.C., Mazamay S., Batumbo D. et Bompangue D.
RESUME
Contexte: Malgré les efforts de vaccination entrepris depuis l’an 2000, la rougeole reste un problème
majeur de santé publique en RDC. La recrudescence des flambées épidémiques sur l’ensemble du pays
en général et dans la province du Kasaï occidental en particulier a motivé la réalisation de cette étude.
L’objectif principal étant d’amorcer la compréhension de la récurrence de ces flambées épidémiques.
Méthodes : Les cas et décès de rougeole rapportés au Kasaï Occidental entre 2000 et 2014 ont été
utilisés pour calculer les taux d’attaque et élaborer des cartes thématiques à la recherche d’éventuelles
hétérogénéités spatiales. Les flambées survenues durant la période ont été analysées en même temps
qu’une évaluation du système de surveillance de la rougeole.
Résultats : Un total de 33126 cas (dont 3,82% décédés) ont été rapportés sur l’ensemble des ZS dont
(Luebo, Mweka et Benaleka) étaient plus à risque. Les enfants de < 5 ans non vaccinés (soit 65,8%)
étaient plus atteints, sans différence pour le sexe.
Conclusion : L’identification de l’épicentre formé des 3 ZS ouvre une perspective pour mener les
études à l’échelle d’Aires de santé afin de rechercher des facteurs expliquant ces hétérogénéités.
Mots Clés : Rougeole, vaccination, hétérogénéité spatio-temporelle et épicentre.

4. Revue de modélisations mathématiques appliquées à la
compréhension des épidémies de choléra.
LUHATA C., KIZUNGU R., BOMPANGUE D. et PERASSO A.
RESUME
Introduction : La modélisation mathématique est devenue un outil précieux pour étudier la
dynamique des flambées des maladies infectieuses, parmi lesquelles le choléra, et de simuler les effets
des interventions possibles.
Méthodologie : Un inventaire a été réalisé sur les articles traitant de la modélisation des épidémies de
choléra publiés de 1976 à 2014, suivie d’une analyse des approches utilisées en modélisation
mathématique pour la compréhension des épidémies de choléra.
Résultats : Une description a été faite sur les objectifs poursuivis et les approches utilisées lors de la
modélisation des épidémies de choléra et sur les applications des modèles afin d’évaluer des stratégies
de mesures d’intervention.
Conclusion : Les modèles mathématiques peuvent jouer un rôle important dans la compréhension de
la dynamique et l’évaluation des options de riposte aux flambées de choléra. Les principaux défis à la
modélisation de choléra restent l’insuffisance des données pour calibrer les modèles et la nécessité
d’adapter les modèles pour différents scénarios d’épidémies.
Mots clés : approches, modélisations mathématiques, choléra.

5. Bactériémies de l’enfant et de l’adulte à Bukavu
responsables et sensibilités aux antibiotiques.
Lupande D., Itongwa M., Kinunu F., Ngoma P., Leonid M., Chirimwami
B., Bompangue D., Muyembe J.J.,
RESUME
Les bactériémies sont des infections associées à une morbidité et une mortalité importante. Il s’agit
d’une urgence diagnostique et thérapeutique et le meilleur moyen de diagnostic repose sur la
réalisation des hémocultures. à Bukavu; cette étude poursuit
prévalence de chaque espèce incriminée, le profil de sensibilité aux antibiotiques et de décrire les
mécanismes et les gènes de résistance aux beta
Il s’agit d’une étude descriptive réalisée sur une période de 1
2015. L’identification était faite par MALDI
PCR et le sequencage ont été réalisés à la recherche de gènes
bactéries BLSE. 77 bactéries ont été colligées chez 59 patients.
Les entérobactéries représentaient 93%; Les espèces les plus fréquemment isolées étaient
Klebsiellapneumoniae (34%), Eschérichia coli
étaient résistantes aux céphalosporines de troisième génération dans63,3% des cas avec un phénotype
de bêtalactamase à spectre élargi. 73,3% de BLSEétaient de type CTX
15) et 17,7% de type SHV.
Une surveillance épidémiologique des bactériémies est nécessaire p
probabiliste à Bukavu où les enfants sont plus touchés.
Mot-clés : Bactériémie, épidémiologie, hémocultures, BLSE,Bukavu.

6. Dynamique spatio-temporelle des épidémies de fièvre jaune en
République Démocratique du Congo de
Diana E., Bompangue D., Mandja B.A.et Fournet F.
RÉSUMÉ
Contexte: Avec l’allure d’une maladie émergente,
en RDC car son incidence est susceptible d’augmenter à tout moment dans les années fu
l’intensification de la vaccination, des foyers épidémiques émergent et
dont le but est d’améliorer les connaissances sur le processus d’épidémisation du virus
RDC.
Méthodes : Utilisation des données provenant de 1517 échantillons analysés entre 2003 et 2014 et de
22 échantillons IgM FJ confirmés par l’INRB et séroneutralisation à Dakar. Production des cartes
thématiques des taux d’attaques globaux et clusters des cas décriva
corrélation entre les facteurs environnementaux potentiels et la survenue des épidémies de FJ.
Résultats : 3399 cas et 46 décès rapportés entre 2000 à 2014 (létalité =1,35%), 12 poussées
épidémiques. Un modèle négatif binom
significatif avec un petit indice d’Akaike.
Conclusion et perspectives : Des
nécessaires afin d’obtenir rapidement un tableau com
RDC.
Mots-clés: Fièvre jaune, Aedesaegypti
Hétérogénéité spatiale, République Démocratique du Congo.
: espèces
Lunguya O. et Hocquet D.
comme objectif de déterminer la
beta-lactamines.
15 mois, allant de janvier 2014 à mars
MALDI-TOF et l’antibiogramme par diffusion des disques. La
blaCTX-M, blaSHV
ries (23.4%), et Salmonella Typhi(10%)
halosporines CTX-M-1 groupe (100% CTX
pour guider l’antibiothérapie
, 2000-2014.
la fièvre jaune reste un problème de santé publique
suscitent l’intérêt de cette étude
améliorer décrivant l’hétérogénéité spatiale. La
binomial associant 6 variables environnementales s’est avéré le plus
études systématiques des foyers épidémiques et endémiques sont
complet de l’histoire naturelle de la fièvre jaune en
Aedesaegypti, Emergence, Variables environnementales, Epidémie,
, 5 SHVet blaTEMpour les
(Lesentérobactéries
CTX-Mour
futures. Malgré
Amaril en
nt ial plet ,

7. Dynamique spatio-temporelle des épidémies de dysenterie bacillaire
en République Démocratique du Congo 1999-2013.
Mbuyi G., lunguya O., Batumbo D., Mandja B.A., Mondonge V.,
Kebela B. et Bompangue D.
RESUME
Entre 1999 et 2013, la surveillance des dysenteries bacillaires à travers les diarrhées sanglantes est
marquée par un taux d’attaque moyen de 620 pour 100000 habitants. La confirmation biologique n’a
concerné que moins de 1% des cas. Les Shigelles ont été retrouvés dans 28 % des cas. Une douzaine
des flambées de diarrhées sanglantes ont été confirmées comme de la shigellose. Ce travail permettrait
d’améliorer spécifiquement leur surveillance.
La méthode descriptive des données épidémiologiques et biologiques a été utilisée en plus d’une revue
documentaire.
L’historique reconstitué remonte les premières épidémies de dysenterie dans la région du Mayombe au
début des années 20 du siècle passé. La dynamique spatiale montre que l’Est du pays a les taux
d’attaque les plus élevés permettant ainsi la détection de trois clusters des zones de santé très
significatifs dans le Maniema et le Katanga. La série temporelle des diarrhées sanglantes du pays
montre une décroissance dès 2005 sans saisonnalité. Les épidémies de shigellose deviennent rares et
de faible amplitude.
Ces résultats suggèrent de rechercher des causes et déterminants des incidences élevées des diarrhées
sanglantes au niveau des clusters détectés. La raréfaction des épidémies de dysenterie implique une
recherche des facteurs explicatifs.
Mots clés : dysenterie bacillaire, shigellose, épidémie, diarrhée sanglante,RDC.

8. Les phénotypes et les génotypes des Vibriocholerae isolées dans
les sites sanctuaires en République Démocratique du Congo.
Kamwiziku G, Bompangue D., Muyembe J.J et Quilici M.L.
RESUME
Le choléra est la plus sévère des diarrhées aiguës à caractère épidémique, provoqué par V.cholerae. Il
est classé en deux biotypes : classique et El Tor, et trois sérotypes : Inaba, Ogawa et Hikojima. Les six
premières pandémies de choléra ont été causées par le biotype classique. En 1961, El Tor a remplacé
le biotype classique lors de la survenue de la 7ème pandémie. Depuis la dernière décennie, une nouvelle
variante d’El Tor a été documentée. L’objectif du projet était d’investiguer les souches de V.cholerae
en circulation dans les sites sanctuaires en RDC.
La caractérisation phénotypique et génotypique de dix souches de V.cholerae O1venant de Kalémie et
Uvira isolées en 2014 et 2015 ont été recherchés, par les techniques de bactériologie classique, PCR et
PFGE. Ces souches appartiennent au biotype El Tor et sérotypeOgawa. La présence du gène de
virulence ctxB1 suggère l’existence d’une variante d’El Tor.Une résistance aux quinolones et deux
mutations sur les gènes gyrA et parC ont été observées. Deux souches différentes circulantes à Uvira
et Kalémie ont été mise en évidence à la fois par leurs profils PFGE et de résistance aux antibiotiques.
Mots clés : Choléra, Vibriocholerae, PCR, PFGE, Clone.

9. Dynamique spatio-temporelle des cas de tuberculose dans la Zone de
santé rurale de Pendjwa dans la Province de Bandundu en
République Démocratique du Congo, 2009-2013.
Wangi J., Bompangue D., Batumbo D., Bisuta S, Lay G., Bakoko B. et
Bakaswa G.
RESUME
Enclavée à l’extrême nord de la Province de Bandundu, la zone de santé rurale de Pendjwa (ZSR) est
l’une les plus affectées par la Tuberculose (TBC) principalement chez les populations pygmées. Cette
étude vise Cette étude vise à identifier les aires de santé (AS) de persistance des cas résiduels de TBC
afin de proposer des ajustements adaptés à la lutte contre la tuberculose dans cette ZSR.
Les cas de TBC rapportés entre 2009 et 2013 à l’échelle des AS ainsi que des cas individuels rapportés
dans les structures de prise en charge ont été analysés.
Trois AS sur seize (Pendjwa, Nzale, Monio) ont été identifiées comme hot spot de la persistance des
cas de TBC. Ces trois AS sont peuplés de 55 à 60 % de Pygmées. Un total de 470 cas sur 535 avait
une notion de comptage tuberculeux dans un environnement rapproché.
L’analyse fine des facteurs de persistance dans ces trois AS permettrait d’amener la ZSR de Pendjwa à
réduire l’incidence de la TBC à 83 pour 100 000 habitants (moitié de l’incidence annuelle nationale en
1990).
Mots clés : TBC, Dynamique spatio-temporelle, Profil des patients, Délai total, ZSR Pendjwa.

10. Dynamique spatio-temporelle de la lèpre dans la Province Orientale
en République Démocratique du Congo.
Ntaongo J., Batumbo D., Mandja B.A., Kayembe J.M. et Bompangue D.
RÉSUMÉ
Le cholera est une maladie diarrhéique contagieuse, à caractère épidémique, causée par le
Vibriocholerae. Des sept sites sanctuaires du choléra dans la région Est de la RDC, Tchomia, autour
du lac Albert est le site dont les spécificités de la dynamique spatiale et temporelle des cas de choléra
reste les moins explorées.
Cette étude analyse des séries hebdomadaires de cas de choléra à l’échelle des AS sur une période de
quatre ans. La distribution spatiale, l’évolution temporelle et la corrélation des cas en fonction des
caractéristiques environnementales ont été étudiées dans le but d’identifier les AS les plus à risques de
persistance des cas de choléra. La dynamique du choléra au tour du lac Albert subit l’influence
mutuelle des quatre autres zones de santé site (Gethy, Jiba, Angumu et Nyarambe). Les AS les plus à
risques, Kasenyi Cité, Nyamamba (ZS Tchomia) et Kagoro (ZS Gethy) bordent le lac avec faible accès
à l’eau potable, proches des plus grands campements des pêcheurs, points de départ des épidémies de
choléra, poches résiduelles et connexion avec l’Ouganda. Etudier la dynamique du choléra, les
mécanismes de persistance et de diffusion des épidémies à l’échelle fine des AS dans toutes les ZS au
tour du lac Albert.
Mots clés : Choléra, Site sanctuaire de Tchomia, lac Albert, Province Orientale, dynamique spatiotemporelle,
éco-épidémiologie.

11. Dynamique spatio-temporelle de la Tuberculose dans le District
Sanitaire de Maï-Ndombe de 2006 à 2014.
Moussa M., Mazamay S., Mandja B.A, Batumbo D., Bakoko B., Lay G.,
Kaswa M., ,Bakaswa G., Bompangue D. et Kayembe J.M.
RÉSUMÉ
La tuberculose (TB) est une des plus anciennes maladies humaines qui touche encore de larges groupes
de population. L’identification des clusters est d’un grand intérêt pour les études épidémiologiques.
Cette étude vise à identifier la répartition spatiale et temporelle de la tuberculose dans le District
Sanitaire de Maindombe, situé dans la Province de Bandundu, en RDC, au cours de la période de
2006 à 2014 ; déterminer les facteurs susceptibles d’expliquer les hétérogénéités spatiales dans la
distribution des cas et déterminer le profil des personnes touchées. Les méthodes d’analyses spatiales
utilisant les logiciels QGIS®, SAT scan et le prologiciel R ont été utilisé pour identifier les clusters des
zones de santé à risque. Un modèle binomial négatif a été utilisé pour établir un lien entre la
tuberculose et certains facteurs environnementaux. Quatre clusters des zones à risque ont été identifiés
(Bokoro, Mimia, Ntandembelo, Penzwa). La proportion de peuples autochtones, la couverture DOTS
et la longitude ont joué un rôle important dans la distribution des cas. La conclusion est qu’il existe
des zones à risque dans lesquelles le programme devrait intensifier plus d’efforts.
Mots clés : Tuberculose, Mai-Ndombe, éco-épidémiologie, RDC.

12. Dynamique spatio-temporelle des épidémies de peste en Province
Orientale, République Démocratique du Congo.
Adroba P., Duplantier J.M., Batumbo D., Mandja B.A. et Bompangue D.
RESUME.
La peste, une zoonose causée par Yersinia pestis transmis par les puces. Elle est encore endémique
dans de nombreux foyers. Plusieurs pays Africains notifient la peste dont la RDC (plus de 60% de
cas). Une recrudescence des épidémies a motivé cette recherche.
Des séries hebdomadaires de cas et décès de peste sur15 ans ont été analysées, et quatre variables
environnementales ont été croisées aux données des cas de peste. A l’aide du GLM avec le prologiciel
R®, le rôle des facteurs environnementaux a été cherché.
Les résultats obtenus permettent de comprendre la dynamique de la peste en RDC. 27% des zones de
santé (23/83) ont été touché dont 16 en Ituri soit 69,5%. L’insécurité et quelques comportements
humains ont contribué à la propagation. La saisonnalité n’a pas été nette mais l’incidence coïncide
avec la saison de pluie. Le nombre de casest significativement élevé pour les zones localisées entre
climat tropical et équatorial, à une altitude de 1500 à 2450 m.
Une étude ultérieure intégrant les autres facteurs et de l’agent pathogène sera important pour décider
entre une hypothèse environnementale stricte ou l’anthropologique.
Mots clés : Peste RDC, éco-épidémiologie de la peste, dynamique de peste en RDC.

13. Investigation des suspicions de flambées épidémiques de
paludisme en République Démocratique
Ngongo R., Mandja B.A., Bokenge T. et
Contexte : Le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité en RDC. Depuis
2010, des épidémies présumées palustres ont été rapportées en dehors des Zones de S
montagnard.
Méthodes : Des analyses avec les logiciels Excel,
ont été développées pour étudier les cas présumés palustres notifiés par le système de SIMR du pays
entre 2004 et 2014.
Résultats : De 2004 à 2014, 80.930.741
ont été notifiés. Pendant les flambées épidémiques (2010
cas) ont été rapportés dans 26
présenté les flambées épidémiques sont dans des régions à transmission palustre stable. Le Système de
surveillance sentinelle n’est pas entièrement mis en oeuvre.
Conclusion : Ce travail a montré que les Zones de Sant
des flambées d’épidémies présumées palustres. Toutefois,
supplémentaires pour améliorer la compréhension des facteurs à la base de ces épidémies.
Mots clés : Paludisme en RDC, flambées de fièvre présumée palustre, faciè
paludisme.

14. Dynamique spatio-temporelle de la lèpre dans la Province Orientale
en République Démocratique du Congo, 2005
Unenu R., Mputu J.N., Ngondu F., Mandja B.A.
Malgré l’atteinte du seuil d’élimination (< 1/10000 hab.) en RDC depuis 2007, la lèpre demeure un
problème de santé publique au niveau de certaines Zone de Santé (ZS) de la Province Orientale (PO)
telle que Wamba, Bafwasende, Bafwagbogbo, Banalia
Ango, Aketi,….
L’étude a pour objectif d’identifier le profil des ZS où persiste encore des cas de lèpre en PO et d’en
amorcer la compréhension des mécanismes de persistance.
Les nombre de cas et infirmités de l
National d’Elimination de Lèpre, et les variables environnementales (foret, altitude et rivières)
caractérisant les ZS ont été croisées pour rechercher le rôle des facteurs environnementaux dans
l’explication de la persistance de la lèpre. Un model binomial négatif a été utilisé avec le prologiciel
R®.
Sur 83 ZS, 71 soit 85.5% sont affectées par la Lèpre en PO. Les clusters spatiaux identifient 10 ZS à
haut risque situées dans la basse altitude
Une étude socio-anthropologique ultérieure intégrant les autres facteurs
pour décider entre l’hypothèse environnementale et/ou l’anthropologique.
Mots clés : Lèpre PO, RDC, éco-
du Congo, 2004-2014.
Bompangue D.
es QGIS® (2.2.0), SaTScan v9.1.1 et le prologiciel R
cas et 180.202 décès (0.22% de cas) de paludisme présumés
2010-2013), 301.769 cas, 936
Zones de Santé du pays. La majorité des Zones de Santé
Santé à paludisme stable sont à risque de survenue
sera-t-il utile de mener des études
C, faciès épidémiologique du
2005–2014.
BOMPANGUE D.
Banalia, Opienge, Wanie-rukula, Ubundu, Lubunga,
lèpre (2005-2014) venant des bases de données du Programme
xplication (200-800m) couvertes en foret dense humide.
sera de grande importance
-épidémiologie, persistance, zone de sante.
Santé à faciès
décès (0.31% de
qui ont

15. Eco-épidémiologie de la trypanosomiase humaine Africaine dans la
zone de santé rurale de Kwamouth, Province de Bandundu en
République Démocratique du Congo, 2009
Kapala S., Lumbala C., Courtin F., Batumbo F.,
RESUME
Introduction : La Trypanosomiase humaine africaine est une maladie parasitaire en réémergence.
La RDC est le pays le plus atteint de l’Afri
comme objectifs de décrire la distribution spatio
Bandundu et dans les AS de la ZS de Kwamouth et d’identifier et analyser les facteurs suscep
d’expliquer l’hétérogénéité dans la distribution spatiale des cas.
Matériels et méthodes : La spatialisation pour les AS a été réalisée à partir des cartes thématiques à
l’aide du logiciel QGIS (2.2.0). Les analyses statistiques pour l’identification des
par SaTScan v9.1.1. Les liens entre le nombre de cas de THA et les caractéristiques
environnementales ont été modélisées par un model binomial né
Résultats : La distribution spatiale de la THA au niveau de la province de Bandu
groupement des cas au Nord-ouest. Kwa
fleuve et le Kasaï sont les plus touchées. Une augmentation des cas Mai
nombreux cours d’eau (OR.28; IC à 95%,4.52
pratique de l’agriculture constitues une partie des facteurs de risque pour cette population (OR 2.52;
IC à 95%, 3.34-1,69).
Conclusion et perspective : Kwamouth, ZS à risque relative élevé de la TH
Bandundu. Les AS bordées par le fleuve et le Kasaï sont le plus touchées. La présence de la forêt et
d’important cours d’eau ne suffit pas pour expliquer l’endémicité de la THA dans cette ZS. Etudes
ultérieures: à l’échelle des villa
chaine de transmission dans cette entité sera de grande importance.
Mots clés : éco-épidémiologie, THA, Kwamouth, RDC.
16. Profil des aléas naturels, cartographie de vulnérabilité et
d’exposition aux risques naturels par l’Approche multi
multirisque en République Démocratique du Congo.
Kibukusa G., Makanzu F., Batumbo D., Ngoy N., Mbuyu A.,
Bompangue D. et Colas A.
RESUME
Contexte: les catastrophes naturelles en République Démocratique du Congo se manifestent avec
acuité, par contre les données sur leur fréquence et leur distribution sont restées inconnues jusqu’à ce
jour, suite à l’absence d’un mécanisme permanent de collecte des
prévention et la protection de la population contre ces fléaux.
Méthode: descriptive écologique et systémique : d’approche multi
base des données initiale avec 117 événements (collectés ent
Aléas naturels – Vulnérabilité –
correction K: cartographies.
Résultats : aléas naturels : Epidémies 55%, inondations 13%; Vulnérabilité : Kinshasa (90 %); les
deux Kasaï, le Nord-Kivu et le Katanga, respectivement (50%). Exposition aux risques naturels, très
grande dans les provinces à haute altitude : le Sud
Conclusion : en RDC, les aléas naturels sont cosmopolites, plus forte fréquence à l’Est qu’à l’Ouest. La
vulnérabilité est plus liée à l’urbanité; l’exposition aux Risques Naturels est élevée au Sud Kivu et au
Nord Kivu.
Perspectives : Création d’un mécanisme de référencement des données sur les aléas naturels;
Application à l’échelle des provinces et des territoires; étude de la gouvernance de risques.
Mots clés : Profil, Aléas naturels, vulnérabilité, multirisque, RDC.
2009-2013.
ourtin Mbo F. Bompangue D.
l’Afrique subsaharienne. 86% de cas en 2012. L’étude avait
e spatio-temporelle • de cas de THA dans la province de
du ciel négatif
Kwamouth est la ZS à risque élevé (RR:6,8). les AS au bord du
Mai-septembre. La présence des
4.52-2.03), de la forêt (OR 3.28; IC à 95%, 4.52
que THA dans la province de
tant villages, étude sociodémographique, le rôle du réser
ition multi-aléas et
: données compliquant ainsi la
: multi-aléas et multirisque; création d’une
entre 1961 à 2014). Variables utilisées :
Exposition au risque; paramètres: altitude ou coefficient de Géo
Sud-Kivu et le Nord-Kivu et le Katanga.
que suscep• tibles
clusters ont été fait
Bandundu montre un remouth
4.52-2.03), et la
A ges, réservoir animal dans la
re Géo-

17. Transmission de l’Onchocercose dans le Foyer Urbano rural de
N’sele. 2015.
Selemani M., Masumu J., Batumbo D, Safari M., Bompangue D1. Et
Paka E.
RESUME
Onchocercose maladie causée par
cécité. L’Afrique porte 99% du fardeau. En 2014, la RDC, comptait 32 157 629 Onchocerquiens,
45% de la population y est exposée. L’Objectif est d’évaluer le niveau de transmission de
l’Onchocercose dans la ZS de N’sele
Les simulies ont été capturées à Mikondo
disséquées pour évaluer la parité, la Taux d’infectivité, le PMT et enfin, les têtes de simulies ont été
analysé par lot de 300 à la PCR.
Les résultats montrent que la ZS de N’sele est la plus touchée
Mikondo et Dingi-Dingi portent 70 % du poids dans la ZS. Le Taux Mensuel d’Agressivité a atteint
3977,6 Piqures/pers/mois et le PMT le plus élevé est de 52,3L3/pers/an trouvés à Mikondo en Avril, la
PCR a révélé un taux de 40% de positivité à l’Onchocerca pour 20 lots.
La transmission est relativement élevée dans ce foyer probablement à cause de la faible densité de la
population. Les évaluations épidémiologiques et biomoléculaires s’avèrent importantes pour mieux
comprendre la dynamique de la transmission.
Mots-Clés : Onchocercose, Onchocerca volvulus

18. Mécanismes de résistance de Pseudomonas aeruginosa aux
carbapenemes à Kinshasa.
Mampasi P., Lunguya O., Muyembe
Contexte : Pseudomonas aeruginosa (P.aeruginosa)
majeur des infections nosocomiales fréquentes et graves.
une augmentationde la prévalence desinfections nosocomi
Pseudomonasaeruginosaavecune résistance documentée aux
aminosides etaux fluoroquinolones
de résistances de Pseudomonas aeruginosa
l’améliorer de la prise en charge des infections causées par le
Matériels et méthodes : C’est une étude descriptive
médicales. Le réisolement avec le milieu de Mac Conkey et gélose au sang
souches était faite à l’aide de la galérie Api 20
les souches résistantes à la ceftazidime surproduisant la céphalospori
produisant une βlactamase à large spectre de type BLSE, MBL ou ES
été faite par le logiciel SPSS 21. Les tests de Khi deux pour la signification.
Résultats
La prévalence de l’infection à Pseudomon
42,2%, elle concernait en majorité des personnes âgées de 30
d’âge compris entre 17-29 ans et 56
position, soit46,7% suivit de l’infection ostéoarticulaire, soit 24,4%. Les différents mécanismes
détectés étaient en majorité des Carbapénèmases de classe B soit 42,2%, Penicillinases soit 8,9%,
Céphalosporinase soit 6,7% ainsi que de BLSE, soit 2,2%.
Conclusion : L’étude de la résistance de
multi résistance surtout aux carbapénèmes suivis de penicillinase, cephalosporinase ainsi que la BLSE.
Mots-clés : Pseudomonas aeruginosa
l’O. volvulus transmise par la simulie (S. Damnosium)
N’sele.
et Dingi-Dingi, deux AS les plus touchées de la ZS,
avec une Prévalence de 40%, les AS
e dre volvulus, N’sele, PCR, Foyer, Transmission.
écanismes J.J. et Mvumbi G.
aeruginosa), un pathogène opportuniste est un responsable
Des récentes tendances mondialesmontrent
nosocomialescausée par
avecune auxβ-lactamines,
fluoroquinolones. L’objectif principal de notre étude était d’identifier les mécanismes
aux carbapénèmes à Kinshasa en vue de contribuer à
Pseudomonas aeruginosa
transversale menée dans six différentes structures
solement 20E. Les tests de synergie étaient réalisés pour distinguer
céphalosporinase naturelle AmpC de celles
ES-OXA.. L’analyse des données a
Pseudomonas aeruginosa ayant une carbapénèmase de classe B était de
30-42 ans, soit 35,6% suivit de la tranche
56-68 ans, soit 20,0% et l’infection urinaire était en premiè
Pseudomonas aeruginosa aux antibiotiques, montre une
aeruginosa, Kinshasa, Mécanisme de résistance aux carbapénèmes.
causant la
, , alescausée le
carbapénèmes, aux
aeruginosa.
; l’identification des
. nase première

19. Eco-Epidémiologie de la Tuberculose multi
Province de Kinshasa en
2008-2014,
Mpangi S.M,Bakoko B., Mbuyi S., Nkiere.N.,
D. et Bompangue D.
RÉSUMÉ
La tuberculose multi-résistante est une forme de tuberculose résistante survenant lorsque les bacilles à
Mycobacteriumtuberculosisdéveloppent une résistance
d’une mauvaise prise en charge des patients.
Kinshasa est l’une de 23 coordinations que compte la RDC, depuis quelques années, elle connait une
émergence de la TB-MR, elle notifie prés de 80% du total de cas pays chaque année. Le cas rapportés
dans les CSDT sur la période de 2008
spatiales à l’aide du logiciel QGIS
Entre 2008 à 2014, 1371 cas et 161 décès avec une létalité de 11,74%) ont
moyenne annuelle de 196 cas par an
plus touchées. L’analyse spatiale de cas de TB
clusters , Selembao est plus à risque (1,89). La géo localisation des cas semble mettre
plusieurs zones géographiques où le nombre de cas est concentré à très concentré.
étude cas-témoins pour la compréhension des facteurs de risque (
environnementaux) individuels.
Mots clés : tub-mr, Kinshasa-RDC, approche descriptive, éco
20. Evolution spatio-temporelle des Accidents de la Voie Publique
dans la Ville de Kinshasa, 2005 à 2014.
Mossoko M., Bompangue D.
RESUME
Introduction : les accidents de la
publique à Kinshasa. En outre, Il
Kinshasa, RDC.Cette étude a été réalisée pour évaluer l’état des lieux des AVP, dé
les plus dangereuses, les catégories de la population les plus touchées et les principales causes.
Matériel et méthodes : C’est une étude
Circulation Routière (PCR) sur une pé
ont été évalués… Les cartographies ont été réalisées avec le logiciel ArcGis10.1
Résultats : De 2005 à 2014, les tués de la voie publique ont augmenté d’environ 70% (jusqu’en
2013). Les tronçons réhabilités ont été les plus accidentogènes. Les catégories de la population les plus
touchées sont celles de sexe masculin (80,3%), et les piétons et passagers (84,6%).
et les fausses manoeuvres sont les causes les plus incriminées (~ 60%)
Conclusion : Le nombre des tués de la voie publique a augmenté sensiblement de 2005 à 2013 malgré
un repli timide en 2014. Des mesures préventives urgentes doivent êt
morbidité et la mortalité liées aux AVP à Kinshasa.
Mots-clés : AVP, Kinshasa, spatio
multi-résistante dans la Ville
République Démocratique du Congo,
,BakaswaG., Batumbo
développent à au moins l’isoniazide et la rifampicine lors
2008-2014 ont été analysés pour chercher les hétérogénéités
® (2.2.0) en utilisant les approches éco-épidémiologiques.
été rapportés soit une
an. Toutes les ZS sont touchées mais 18 ZS sur 35 soit 54% sont
TB-MR à l’échelle de 35 ZS que a permis d’identifier 3
anthropo
éco-épidémiologie.
D., Makanzu F. et Rouamba J.
voie publique (AVP) constituent un sérieux
y a peu d’études et de données sur les AVP dans la ville de
transversale descriptive qui a collecté
période de 10 ans (2005-2014). Des indicateurs associés aux AVP
es être entreprises pour réduire la
spatio-temporelle, RDC.
sés . en évidence
La réalisation d’une
anthropo-sociologique et
Spatialisation
un problème desanté
déterminer les artères
les de la Police de
L’excès de vitesse
re